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Les méthodes de procréation médicalement assistée

dimanche 15 février 2004, par Jean-Michel Picoche

<span style='font-size:7.0pt;'>Méthode

<span style='font-size:7.0pt;'>de PMA

<span style='font-size:7.0pt;'>Indications thérapeutiques

<span style='font-size:7.0pt;'>Procédés utilisés
Résultats

<span style='font-size:7.0pt;'>Patrimoine génétique

<span style='font-size:7.0pt;'>Filiation de l’enfant

<span style='font-size:7.0pt;'>Problèmes de droit
en France

<span style='font-size:7.0pt;'>Exemples de problèmes d’éthiques soulevés

Insémination artificielle avec le sperme du conjoint
(IAC)

-
Le sperme du conjoint est conservé dans une banque de sperme
si l’homme doit subir un traitement qui risque de le rendre
stérile.

- Le conjoint est peu fertile
(oligospermie).

- Les rapports sexuels sont
impossibles.

-
Le sperme est recueilli et congelé dans un CECOS (Centre d’étude
et de conservation des ovules et du sperme) en vue d’une insémination
future. Les spermatozoïdes sont rassemblés pour les rendre
plus efficaces. Le sperme est déposé dans l’utérus.

- La femme est inséminée avec
du sperme congelé ou décongelé, ou avec du sperme frais, au
moment de l’ovulation (en général après avoir subi une stimulation
ovarienne pour maîtriser le moment de l’ovulation et le nombre
d’ovules émis).
- 75 % de réussite après 12 cycles menstruels (10 % sur 1
cycle).

L’enfant
reçoit la moitié du patrimoine génétique du père et l’autre
moitié de sa mère : il est l’enfant génétique du couple.

L’enfant
est légitime si le couple est marié. Il est naturel si le
couple n’est pas marié : il pourra ou non être reconnu par
le père.

-
Pratique légale.

- Si le mari meurt, la femme
peut demander à être inséminée, ce qui pose des problèmes
quant à l’établissement de la filiation : si la naissance
intervient plus de 300 jours après le décès du père, l’enfant
est réputé naturel.

7.0pt;'>- Le sperme est-il dissociable du corps et de la volonté du décédé ?

- A-t-on le droit de faire
naître un enfant dont le père est déjà mort (problème de l’insémination
post-mortem) ?

Insémination artificielle avec le sperme d’un donneur
(IAD)

Stérilité
de l’homme

La
moitié du patrimoine génétique de l’enfant vient de sa mère,
l’autre moitié, du donneur.

L’enfant
est légitime si le couple est marié. Il est naturel si le
couple n’est pas marié : il pourra ou non être reconnu par
le père stérile.

-
Pratique légale.

- Le mari peut obtenir devant
la justice le désaveu de paternité.

-
Le don de sperme est gratuit et anonyme en France : que se
passerait-il dans le cas contraire ?
- L’enfant doit-il savoir ?
- Les femmes célibataires, vierges, homosexuelles peuvent-elles
y recourir ?

Fécondation in vitro et transfert d’embryon
(FIVETE)

Stérilité
de la femme par obturation des trompes

-
Le ou les ovules sont recueillis puis fécondés dans une "éprouvette"
par le sperme du mari. L’œuf ou les œufs sont implantés dans
l’utérus maternel pour démarrer la grossesse.
- 15 à 20 % de réussite (25 % par conception naturelle) dont
27 % de naissances multiples.
- réimplantation de 5 embryons au maximum
- 11.000 naissances/an (sur un total de 750.000 naissances/an
en France)

Enfant
génétique du couple.

Enfant
légitime du couple

-
Pratique légale
- Pas de problèmes juridiques

-
Que faire des 70.000 embryons surnuméraires conçus chaque
année (pb. de la réduction embryonnaire) ?
- Doivent-ils être conservés pour une implantation ultérieure
ou détruits ou donnés à un couple stérile ?
- A-t-on le droit de faire des recherches et des expériences
sur les embryons ?

Don d’ovocytes

La
femme est stérile : elle n’a pas d’ovaires ou est ménopausée
précocement ou elle est atteinte d’une maladie héréditaire
 ; son utérus est fonctionnel. Le conjoint est fertile.

Une
fécondation in vitro (FIV) est réalisée avec l’ovocyte d’une
donneuse et le sperme du mari, puis l’embryon est réimplanté
dans l’utérus de la femme stérile.

La
moitié du patrimoine génétique vient de la "donneuse
d’ovocyte" et l’autre moitié du père.

Pas
de problèmes juridique (la filiation maternelle est fondée
sur l’accouchement, la mère légale est la femme qui accouche).

Pratique
légale (avec restrictions)

-
Problèmes du commerce des ovocytes, de leur sélection, de
l’anonymat des donneuses, de leur rémunération…
- L’enfant doit-il savoir ?
- Même pb. que l’IAD…

Don d’embryon

Le
mari et la femme sont stériles, mais l’utérus de la femme
est fonctionnel.

FIV
avec du sperme et des ovocytes de donneurs, puis implantation
de l’embryon dans l’utérus de la mère.

La
moitié du patrimoine génétique vient de la "donneuse
d’ovocyte" et l’autre moitié du "donneur de sperme".

Le
père peut obtenir un désaveu de paternité. La mère est celle
qui accouche.

Pratique
légale (avec restrictions : c’est l’équivalent d’une adoption…)

-
Organisation d’une banque d’embryons, voire d’un marché ?
- Le couple demandeur ne désirera-t-il pas un enfant parfait
 ?
- Eugénisme possible…
- Trafic d’embryons…

Maternité de substitution
(mère porteuse)

La
femme est stérile par anomalie des ovaires et de l’utérus.
L’homme est fertile.

Une
femme volontaire prête ou loue son utérus ("prêt d’utérus").
Elle est inséminée avec le sperme du mari de la femme stérile.
A la naissance, l’enfant est remis au couple demandeur.

La
moitié du patrimoine génétique vient de la "mère porteuse"
et l’autre moitié du père.

La
mère légale n’est pas la mère biologique. La mère porteuse
accouche sous X. Le père biologique reconnaît l’enfant, puis
sa femme l’adopte.

Pratique
illégale en France

-
La mère porteuse peut décider de garder l’enfant…
- Qui voudra de l’enfant s’il naît malformé ?

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