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Caldeira de Montreuillon

vendredi 7 août 2015, par Joëlle Masson

Auteur : Bruno Mehier
Dessin vectoriel : Alain Gallien
Mise en page et recherches complémentaires : Joëlle MASSON

Carte géologique interactive Géoportail :

Extrait de la carte géologique de Corbigny N°496 au 1/50000
recouverte par la coupure de la carte de Château-Chinon N°124 au 1/80000

Extrait de sa notice :
Autunien
r1ρ. Rhyolite du moulin Michelot. Cette roche, entaillée dans une petite carrière située sur la rive droite de l’Yonne en face de Michelot, s’étend assez largement dans la bordure nord de la forêt de Montreuillon. Elle disparaît sous la couverture mésozoïque vers Thaveneau. Elle affleure également à Montreuillon et à l’Ouest d’Oussy.

Stéphanien à Autunien
μγρ ; μγ. Granophyres en sills et stocks ; filons de microgranite.

Saxonien
r2iρ. Unité de Montreuillon : rhyolite ignimbritique. Cette unité est constituée par une nappe d’ignimbrite, dont le faciès type est largement exploité dans la carrière de granulats de Montauté. Elle s’étend suivant une zone de reliefs boisés (forêt de Montreuillon, d’Oussy, bois de Montauté) que recoupe le cours encaissé de l’Yonne. L’ignimbrite de couleur grisbeige à gris violacé ou rouge (patine et altération météorique)

Roches filoniennes :
μγ0. Microgranites indifférenciés. En dehors du domaine occupé par les granophyres et les microgranites du complexe de Blismes-Montreuillon, divers microgranites rouges sont intrusifs dans les granites porphyroïdes de la région de Brassy.

" Les mouvements tardi-hercyniens, qui se succèdent du Stéphanien au Saxonien, découpent le bâti paléozoïque et conditionnent la formation puis la structuration de la caldeira rhyolitique de Blismes-Montreuillon. Durant le Stéphanien moyen et supérieur, le volcanisme subalcalin rhyolitique accumule les coulées de lave et les épanchements ignimbritiques qui accompagnent la subsidence de la caldeira. Les volcanites contiennent des intercalations de sédiments lacustres et marécageux : siltites et lentilles de houille auxquels se mêlent des couches de grès tufacés et de conglomérats traduisant l’instabilité tectonique due à l’activité volcanique. Localement, l’Autunien est caractérisé par des dépôts sédimentaires et organiques plus continus, bien qu’encore coupés d’apports détritiques grossiers d’origine volcanique et de quelques coulées de rhyolite. Durant le même temps, la caldeira est le siège d’une activité hypovolcanique intense, des granophyres et des microgranites recoupent à la fois les dépôts volcano-sédimentaires et l’encaissant granitique. Au Saxonien et localisées à la partie ouest de la caldeira, des ignimbrites rhyolitiques s’épanchent largement jusque sur le soubassement granitique." ( page 5)

"Le caractère subalcalin de l’ensemble volcano-plutonique de Blismes-Montreuillon est bien démontré (Monnier et Stussi, 1984).
Dans le détail, les ignimbrites rhyolitiques de Montreuillon se distinguent par des teneurs plus élevées en Si02, alors que les laves stéphaniennes et autuniennes, ainsi que les granophyres et microgranites s’apparentent aux rhyolites-dacites (fig. 8).
Sur le diagramme chimico-minéralogique (fig. 5) les rhyolites de Blismes, les ignimbrites de Montreuillon et les granophyres et microgranites se dispersent dans les divers domaines de la lignée des roches alumineuses. Cette dispersion traduit très probablement l’existence de phénomènes d’altération dus au dégazage des laves et qui entraînent des pertes plus élevées en sodium qu’en potassium (Carpéna et al, 1984)" ( page 39)

Explication de la formation de la caldeira de Montreuillon
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Mise en place de la caldeira de Valles (USA)
D’après Bruno Mehier, magmatisme et tectonique des plaques- éditions ellipses-
Dessin vectoriel et document word : Alain Gallien.

"Les complexes pyroclastiques à caldeira proviennent d’éruptions explosives fort dangereuses pour les populations de la région. Ce sont des dacites, rhyodacites et rhyolites qui se mettent en place soit à partir de fissures longues de plusieurs km, soit à partir de bouches ponctuelles, à des vitesses importantes (500 km/h). La lave est un mélange de gaz (H2O) et de produits solides et liquides. Elle s’étend rapidement sur des milliers de km2, constituant des empilements de dizaines ou de centaines de couches de pyroclastites diverses : ponces, tufs à lapillis, ignimbrites. Le volume étant important, la chambre magmatique se trouve subitement vide ; il s’ensuit un effondrement du toit de la chambre, formant une caldeira d’effondrement, qui peut être large de 1 à 20 km (Tibesti, caldeira Valles aux États-Unis). Des extrusions postérieures peuvent apparaître sous forme de dômes (Katmaï, caldeira Valles)."

– Bruno Mehier-

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Word - 58.5 ko version.doc

Pour en savoir plus :

GEOLOGIE DU MORVAN- Stéphano-Permien - Saxonien - Bassin de Blismes-Montreuillon, la nappe ignimbritique de Montreuillon

http://planet-terre.ens-lyon.fr/image-de-la-semaine/Img207-2007-09-10.xml

http://paysage.parcdumorvan.org/fic_bdd/pdf_fr_fichier/12047086850_Plaquette_geologie_Parc_Morvan.pdf

http://www.patrimoinedumorvan.org/nature/geologie/montreuillon-rhyolite